Fiche d'Information: Pourquoi est-ce qu’il y a des lignes directrices/réglementations pour la qualité de l’eau potable?
L’eau est essentielle à la vie et un approvisionnement nominal d’eau potable propre et nette est requis pour la subsistance. La question de l’eau potable sûre et nette a commencé au début du 20e siècle, quand la science et la technologie ont démêlé les implications associées à l’eau potable contaminée. Aujourd’hui, dans les pays développés, il est courant de fournir aux personnes une eau potable sûre et fiable, parce que l’eau potable sûre est reconnue dans la plupart des pays industrialisés comme un droit humain fondamental et une mesure économique pour diminuer les maladies (la médecine préventive). Dans les pays développés, les lignes directrices pour la qualité de l’eau potable et les réglementations sont basées sur des recherches scientifiques publiées récemment au sujet des effets sur la santé, des effets esthétiques et des considérations opérationnelles. Tous ces paramètres importants visent à fournir de l’eau potable et agréable au goût pour réduire les maladies d’origine hydrique et favoriser une vie saine.
En bref, la raison des lignes directrices/réglementations pour la qualité de l’eau potable est d’assurer que tous les êtres humains dans un pays ont accès à une eau potable sûre. Dans les pays en développement, il est estimé que plus de 80% des maladies sont causées par l’eau potable contaminée et, par conséquent, plus de 30% de la productivité du travail est perdue. Ce qui veut dire que l’eau est en grande partie la cause de la plupart des maladies et qu’une quantité considérable de productivité est compromise à cause de ceci.
Directive vs. régulation – c’est quoi la différence?
Premièrement, c’est important de comprendre l’écart entre les termes « directive » et « régulation », parce que cette différence est d’importance critique. Le terme directif peut être défini comme « une ligne par laquelle on est guidé : une indication ou un schéma de politique ou de comportement » (Merriam-Webster, 2008). Ce qui veut dire qu’une directive est souvent un point de référence qui devrait être suivi, mais, techniquement, légalement, elle ne doit pas être suivie. Inversement, le terme régulation peut être défini comme : « une règle officielle concernant des détails ou des procédures ; une règle ou un ordre émis par un pouvoir exécutif ou une agence régulatrice d’un gouvernement et ayant force de loi » (Merriam-Webster, 2008). Alors, une régulation est similaire à une directive dans le sens où les points de référence sont établis, mais, contrairement à une directive, les régulations sont légalement exécutoires. Les réglementations, dans le contexte de l’eau potable, sont clairement préférées, parce qu’aucune déviation du point de référence ne peut entraîner une contravention légale contre l’organisme négligent; ainsi, assurant une eau potable sûre.
Au Canada, on a des lignes directrices pour l’eau potable, tandis que les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont des réglementations pour la qualité de l’eau potable. En plus, le Canada est un des rares pays développés qui ont des lignes directrices au lieu de réglementations et n’ont aucun organisme national de réglementation pour faire respecter les normes de qualité de l’eau potable. Les paragraphes suivants vont expliquer les différences entre les lignes directrices pour la qualité de l’eau potable au Canada et les réglementations des États-Unis et de l’UE, ainsi que les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Eau potable en Canada
Depuis 1968, les standards canadiens pour la qualité de l’eau potable ont été développés et maintenus par le Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable et publiés par Santé Canada. Les lignes directrices pour la qualité de l’eau potable au Canada et les documents techniques pour les lignes directrices sont des documents à l’appui importants qui fournissent les directives et directions pour une eau potable sûre au Canada. Ces lignes directrices fournissent des directives concernant les concentrations maximales admissibles (CMA) pour 1) les caractéristiques microbiennes, 2) les caractéristiques chimiques et radiologiques, et 3) les caractéristiques de qualité esthétique et d’opération. Santé Canada liste actuellement 82 caractéristiques de lignes directrices qui sont appropriées pour la consommation humaine sûre d’eau potable. Car ce sont seulement les lignes directrices, il est en grande partie de la responsabilité des gouvernements municipaux et provinciaux de maintenir et d’adhérer à ces lignes directrices; il n’y a aucun organisme national de réglementation pour l’eau potable au Canada. Ce qui veut dire qu’il est complètement la responsabilité des provinces et territoires de développer, implémenter, et de se faire respecter les approvisionnements en eau publics et municipaux. Comme défini par Santé Canada, les suivantes sont les responsabilités principales du gouvernement fédéral (Santé Canada) au sujet de l’eau potable au Canada comme défini sur le site web de Santé Canada:
L'élaboration de recommandations nationales sur l'eau potable, de concert avec les administrations provinciales et territoriales en la matière
La prestation de conseils d'urgence en cas de contamination de l'eau potable, à la demande d'un autre gouvernement, ministère ou organisme gouvernemental
La rédaction de recommandations au sujet des eaux utilisées à des fins récréatives, comme les lacs utilisés pour la baignade
Le maintien de la salubrité de l'eau potable sur les paquebots de croisière, les transporteurs aériens, les transbordeurs à passagers, les trains et autres transporteurs communs
Des travaux en collaboration avec d'autres ministères pour s'assurer que tous les fonctionnaires fédéraux ont accès à de l'eau potable saine au travail
Veille, en collaboration avec les collectivités des Premières Nations au sud du 60e, à ce que des programmes de surveillance de la qualité de l'eau potable soient en place sur les terres
La réglementation de la salubrité et de la qualité de l'eau et de la glace préemballée et de l'eau utilisée dans la production d'aliments
Des activités menées de concert avec des partenaires et des intervenants dans des dossiers d'ordre plus global sur la qualité de l'eau, notamment l'élaboration de politiques sur les ressources en eau et l'ordre de priorité des recherches
Comme montré ci-dessus, le gouvernement fédéral n’a aucune responsabilité désignée concernant le contrôle de la qualité ou l’assurance de la diligence raisonnable. Alors, qui est responsable? Ci-dessous se trouvent des faits importants concernant l'eau potable au Canada.
Il n’y a aucun ombudsman ni organisme national de réglementation concernant la qualité de l’eau potable au Canada. Il incombe principalement aux gouvernements municipaux de maintenir les standards de qualité de l’eau potable qui ont été fixés par le Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable.
Le Canada n’a pas de règlements pour la qualité de l’eau potable, seulement des lignes directrices qui ne sont pas imposées par un organisme de réglementation.
Les paramètres des lignes directrices bactériologiques suggèrent que seulement Escherichia coli, les coliformes totaux et les tests de comptage hétérotrophe sur plaque peuvent être utilisés pour mesurer les micro-organismes dans l’eau potable au Canada. Ceci est une concerne parce qu’il y en a plusieurs autres microorganismes qui peuvent causer les effets sur la santé à cause de l’ingestion de l’eau. Bactéries coliformes (bactéries couramment trouvé dans les fèces des animaux à sang chaud) sont trouvées dans seulement 1/3 d’épidémies de maladies d’origine hydrique, les autres 2/3 de maladies d’origine hydrique sont causées par les virus et protozoaires; alors, bactéries coliformes ne sont pas des indicateurs précis de contamination d’eau potable. Ce qu’il y a de plus, chlore est l’agent désinfectant primaire utilisé contre microbes en eau potable; mais, chlore n’est pas efficace en l’extirpation de virus, protozoaires, et autres pathogènes. Alors, tel qu’il est, il y a une chance sur trois que l’eau contaminée soit identifiée par le test microbiologique aux coliformes sur lequel Santé Canada s’appuie exclusivement pour identifier l’eau potable contaminée par des microbes.
Il n’y a pas de ligne directrice recommandée pour des niveaux sûrs de protozoaires ou de virus dans l’eau potable canadienne; alors, les tests ne sont pas faits pour ces organismes. Tous les deux, protozoaires et virus, sont capables de causer les implications sévères pour la santé, alors pourquoi est-ce qu’il n’y a pas une ligne directrice et pourquoi est-ce qu’ils ne recommandent pas les tests?
Aucune ligne directrice n’est recommandée pour des pathogènes émergents.
Les lignes directrices pour les paramètres physiques et chimiques n’incluent pas Concentrations Maximales Admissibles (CMA) pour les chimiques suivants : chlorure, cuivre, éthylbenzène, fer, manganèse, sodium, sulfate, sulfure, xylènes, et zinc.
Les données de toxicologie utilisées pour dériver les CMAs sont basées sur des expériences sur les animaux dans les laboratoires utilisant des doses aiguës; alors, peu d’informations sont connues au sujet des implications associées à l’exposition chronique à de faibles doses.
Clairement, l’eau potable au Canada n’est pas aussi sûre qu’elle peut l’être, mais combien grands sont les problèmes? Un rapport publié récemment au printemps 2008, intitulé « Investigative Report: 1766 boil-water advisories now in place across Canada », a trouvé que plus de 1700 avis d’ébullition de l’eau étaient en vigueur à travers les communautés canadiennes et qu’il est estimé que 90 Canadiens meurent chaque année de l’eau potable contaminée. En plus, le rapport a trouvé que la qualité de l’eau potable au Canada dépend en grande partie d’où on réside; en général, la qualité de l’eau est excellente dans les régions urbaines et marginale dans les régions rurales et sur les réserves des Premières Nations. Cette disparité est en grande partie le résultat d’eaux de sources variées et de systèmes de traitement de la qualité de l’eau qui ne sont pas efficaces dans le traitement des eaux de sources de mauvaise qualité. Alors, comment est-ce que le Canada se compare aux autres pays? Voyons!
Eau potable dans les États-Unis
Dans les États-Unis, La Safe Drinking Water Act (SDWA; établie en 1974) est le cadre d’orientation qui maintien et directe les standards pour la qualité d’eau potable. La SDWA donne à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) la responsabilité de définir et d’appliquer les normes pour l’eau potable. Les réglementations nationales primaires sur l’eau potable (standards primaires) sont les standards légalement exécutoires qui sont applicables aux systèmes d’eau publics. Les standards primaires assurent que toute l'eau potable aux États-Unis est sûre pour la consommation humaine. Pour compléter les normes primaires, les États-Unis ont des règlements secondaires pour l’eau potable qui ne sont pas légalement exécutoires et qui traitent les attributs esthétiques de l’eau potable (par exemple, couleur, goût, décoloration des dents, etc.). Ces standards, couplés à une application rigoureuse, produisent de l’eau potable de haute qualité.
Les standards pour eau potable de l’EPA spécifie le niveau de contaminants, agents de désinfection, et produits de désinfection qui sont permet dans eau potable. Sous la SDWA, les utilités d’eau sont requises de surveiller l’eau potable et, plus important, les résultats DOIVENT être rapportés à l’état ou à l’EPA. De plus, l’EPA exige couramment que l’eau potable soit surveillée pour 90 contaminants. C’est vraiment responsable! Aussi, l’EPA développe une liste tous les cinq ans de contaminants qui ne sont pas régulés et qui peuvent affecter la santé et qui, alors, sont ajoutés aux standards primaires ou secondaires.
Que diriez-vous des paramètres microbiens? Au Canada, les lignes directrices recommandent que seulement E. coli, comptage hétérotrophe sur plaque et coliformes totales soient testés, mais aux États-Unis, l’EPA requiert les tests microbiens suivants: Cryptosporidium, E. coli, Giardia lamblia, Legionella, coliformes totales, comptage hétérotrophe sur plaque et virus (entériques). La régulation de l’EPA requiert un enlèvement de 99,9% de tous les virus et organismes protozoaires avant que l’eau puisse être considérée sûre pour la consommation humaine. Les lignes directrices canadiennes ne se permettent pas de recommander que les tests pour ces organismes soient faits, et encore moins de suggérer que 99,9% de ces organismes soient enlevés de l’eau potable. Clairement, les réglementations pour la surveillance de l’eau potable aux États-Unis sont considérablement plus approfondies que les lignes directrices canadiennes.
Que diriez-vous des paramètres chimiques? Comme déjà mentionné, l’EPA a requis que les services publics d’eau fassent des essais pour surveiller 90 contaminants. Au Canada, Santé Canada fournit les lignes directrices numériques pour moins de 70 contaminants. Aussi, les lignes directrices canadiennes sont souvent de l'ordre de grandeur ou plus pour de nombreux contaminants (par exemple, PCBs, organochlorés, etc.) et, dans plusieurs cas, une valeur numérique n’est pas fournie. Il devrait être noté, dans la plupart des cas, que n’importe quel contaminant qui est ingéré en quantités considérables peut être dangereux pour la santé humaine. Ce qui est important ici est que les lignes directrices canadiennes recommandent que les essais soient faits pour moins de contaminants et recommandent des concentrations considérablement plus élevées pour les paramètres chimiques et microbiens en comparaison avec ceux de l’EPA.
Directive sur l’Eau potable – Union européenne
Les réglementations de l’Union européenne (UE) pour l’eau potable sont guidées principalement par la Directive sur l’Eau potable, qui met l’accent sur la santé humaine ainsi que sur l’environnement. Sous la guidance de la Directive sur l’Eau potable, les états membres doivent tester régulièrement et surveiller un total de 48 paramètres microbiologiques et chimiques dans l’eau potable. Ces 48 paramètres sont dérivés des standards de l’Organisation mondiale de la Santé (Souvenez-vous, l’EPA requiert que 90 paramètres soient testés aux États-Unis). Les états membres doivent surveiller l’eau potable (ceci est fait au robinet dans les bâtiments publics et privés) et rapporter à trois intervalles pendant l’année à la Commission européenne. La Commission publie ensuite un rapport de synthèse qui prend en compte les standards pour la surveillance de la qualité de l’eau potable de la Directive sur l’Eau potable. Les régulations pour l’eau potable de l’UE sont adéquates, mais, ils ne sont pas aussi rigoureux et diligents que les régulations énoncés par l’EPA. En comparaison avec le Canada, l’UE a considérablement plus de responsabilités qui prennent la forme de réglementations rigoureuses pour la surveillance et pour les rapports.
Comment est-ce que l’Organisation mondiale de la Santé se compare aux autres?
Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la qualité de l’eau potable sont les points de référence internationaux pour les standards de la qualité de l’eau potable. Tandis que l’OMS fournit les lignes directrices complètes et les recommandations pour les meilleures stratégies de gestion (par exemple, des plans pour la sûreté de l’eau, des applications pour les stratégies de gestion, etc.), elle ne recommande pas les lignes directrices numériques pour les paramètres acceptables pour les concentrations de micro-organismes et de produits chimiques dans l’eau potable, comme le fait l’EPA aux États-Unis. De plus, plusieurs des concentrations acceptables que l’OMS recommande pour les contaminants individuels sont significativement plus élevées que celles qui sont établies par l’EPA aux États-Unis. Par exemple, pour le contaminant Alachlore, l’EPA aux États-Unis a établi une concentration maximale de 2 microlitres par litre, tandis que l’OMS recommande 20 microlitres par litre. Des exemples de tels écarts considérables sont répandus lorsqu'on compare les standards de chaque organisation. Dans cette perspective, on doit se demander si l’OMS devrait être utilisée comme le standard international pour les standards de la qualité de l’eau potable.
Qu’est-ce que ceci veut dire pour les canadiens?
Par rapport aux autres pays développés, la sûreté de la qualité de l’eau potable canadienne est douteuse. Par exemple, en 2006, la Fondation David Suzuki a mené une analyse pour comparer les lignes directrices canadiennes à celles de l’OMS, des États-Unis, de l’UE et de l’Australie et a trouvé que plus de ¾ des lignes directrices pour la qualité de l’eau potable canadienne au sujet des contaminants chimiques semblent fournir moins de protection pour la santé publique que les standards ou lignes directrices dans d’autres pays industrialisés. Alors, qu’est-ce que cela veut dire exactement? Ainsi, cela signifie que les lignes directrices canadiennes sont relâchées en comparaison avec celles des autres pays développés. Par exemple, les standards de l’Union européenne recommandent des concentrations 70 fois moins élevées pour le radionucléide tritium que les lignes directrices canadiennes sur l’eau potable. De plus, les lignes directrices de l’OMS recommandent 10 fois moins d’uranium dans l’eau potable que les lignes directrices canadiennes. Plusieurs exemples similaires peuvent être trouvés en comparant les lignes directrices canadiennes aux standards pour la qualité de l’eau potable des autres pays industrialisés. Comme Canadiens, ce fait est très certainement troublant.
Comme déjà mentionné, Canada n’a aucun organisme national de réglementation et n’a pas de régulations, seulement des lignes directrices. En fait, Canada ne reconnaît pas eau potable sûre comme un droit humain fondamental!! De plus, le Canada n’a pas de lignes directrices recommandées pour plusieurs contaminants organiques et inorganiques, ce qui est un peu inquiétant parce que plusieurs de ces contaminants peuvent causer des complications neurologiques et endocriniennes chez les humains. Avec cette minime vigilance et responsabilité, des incidences comme la crise de Walkerton, en Ontario, en 2000 (l’approvisionnement en eau potable de Walkerton est devenu contaminé par E. coli, entraînant la mort de sept personnes) peuvent probablement être prévues. La contamination par E. coli peut être particulièrement fatale aux membres de la société qui sont jeunes, vieux et immunodéprimés, et les graves répercussions sur la santé à long terme ont été liées à la contamination par E. coli (par exemple, insuffisance rénale). Jusqu’à ce que les réglementations appropriées et un organisme national de réglementation soient établis, les Canadiens vont être à risque superflu de contamination de l’eau potable.
Comment est-ce que le gouvernement fédéral peut s’assurer que l’eau potable est plus sûre?
La tâche de traiter un tel dilemme n’est pas facile du tout; mais les recommandations suivantes fourniraient sans doute une aide aux questions de l’eau potable.
Établissez les régulations pour l’eau potable.
Établissez une agence régulatrice nationale indépendante qui surveille et impose les régulations pour l’eau potable à travers le Canada.
Établissez les procédures de surveillance strictes qui incluent les tendances saisonnières et exigent que les rapports fréquents soient soumis à l’agence régulatrice.
Reconnaissez que l’eau potable sûre est un droit humain fondamental.
Encouragez innovation et recherche dans l’amélioration des systèmes de la qualité d’eau potable et visez à la protection des eaux de source.
Faites la promotion et célébrez les programmes de conservation d’eau à travers Canada.
Assurez l’opération intelligente des facilités de traitement de l’eau en formant correctement les opérateurs des facilités d’eau potable.
Fournissez le financement pour appuyer les nouveaux standards et l’augmentation de l’infrastructure existante.
Réévaluez les concentrations acceptables pour les contaminants, car les concentrations canadiennes acceptables sont beaucoup moins strictes que les concentrations acceptables de l’EPA.
Augmentez les essais et la surveillance pour plusieurs paramètres microbiologiques (par exemple, Cryptosporidium) et chimiques (par exemple, fer et cuivre).
Si les recommandations ci-dessus étaient promulguées, elles rendraient l’eau potable canadienne considérablement plus sûre. L’implémentation de ces suggestions réduiront la probabilité de maladie, sauveront des vies, et sauveront le système de soins de santé canadien des millions de dollars (il est estimé que les maladies causées par eau contaminée coûtent le système de soins de santé 300 millions de dollars chaque année). En 2005, la communauté des Premières Nations Kashechewan dans le nord de l’Ontario a découvert que son approvisionnement en eau était contaminé par E. coli. Beaucoup de chlore choc a seulement aggravé les problèmes et, comme résultat, plus d’un quart de la communauté (avec une population de 1900) a été transporté par avion aux établissements médicaux au sud. L’évacuation a coûté au gouvernement fédéral plus de 16 millions de dollars. À Montréal, au Québec, les employés des hôpitaux citent que les maladies d’origine hydrique sont la cause d’environ 1/3 de tous les troubles gastro-intestinaux. En résumé, l’adoption de ces recommandations assura l’approvisionnement d’eau potable d’une qualité nettement supérieure, réduira la probabilité de maladie, et sauvera le gouvernement fédéral des millions de dollars en coûts médicaux associés.
La Fondation de l’Eau Potable Sûre a des programmes éducationnels qui peuvent enrichir les informations trouvées dans cette fiche d’information. Le programme Opération Goutte d’Eau étudie les polluants chimiques et est offert en cours de sciences. Le programme Opération d’Écoulement d’Eau étudie comment l’eau est utilisée, d’où elle vient et combien elle coûte et est offert en cours de sciences sociales, de mathématiques, de biologie, de chimie et de sciences. Le programme Opération de l’Esprit d’Eau présente la situation des Premières Nations et de l’eau en plus de toutes les questions environnantes et il est offert en classes d’études amérindiennes et de sciences sociales. Le programme Opération de l’Eau Saine étudie toutes les questions entourant la santé par rapport à l’eau potable au Canada et dans le monde entier. Le programme se consacre entièrement à la santé et est offert en cours de science et science sociale qui collaborent ensemble pour le programme. Finalement, le programme Opération Pollution d’Eau étudie comment l’eau devient polluer et comment on la dépollue et est conçu pour les cours de science et science social qui collaborent ensemble pour le programme. Pour avoir accès à plus d’informations sur l’un ou l’autre de nos programmes éducationnels ou pour des fiches d’information supplémentaires, visitez le site web de la Fondation de l’Eau Potable Sûre à www.safewater.org.
Saviez-vous que les élèves peuvent utiliser notre kit d'Opération Goutte d'Eau pour les Écoles Élémentaires pour tester leur eau potable locale et des échantillons de contrôle pour huit composants différents et que les élèves peuvent utiliser notre kit d'Opération Goutte d'Eau pour les Écoles Secondaires pour tester cinq échantillons d'eau différents pour 12 composants différents? S'il vous plaît, aidez-nous à envoyer plus de kits d'Opération Goutte d'Eau aux écoles! Faites un don de 3$ ou plus et recevez un reçu officiel de don aux fins de l'impôt sur le revenu - faites un don de 85$ pour envoyer un kit d'Opération Goutte d'Eau pour les Écoles Élémentaires à une école ou 170$ pour envoyer un kit d'Opération Goutte d'Eau pour les Écoles Secondaires à une école.
Ressources:
Eggertson, Laura. “Investigative Report: 1766 boil-water advisories now in place across Canada”, Canadian Medical Association Journal, 2008.
European Union website: Accessed August 2008. http://ec.europa.eu/environment/water/water-framework/info/intro_en.htm
Gouvernement du Canada. Juin 2010. De la source au robinet - l'approche à barrières multiples pour de l'eau potable saine. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sante-environnement-milieu-travail/rapports-publications/qualite-eau/source-robinet-approche-barrieres-multiples-eau-potable-saine-sante-canada.html
Merriam-Webster website: Accessed August 2008. http://www.merriam-webster.com/dictionary/
United States Environmental Protection Agency. May 2017.
https://www.epa.gov/dwstandardsregulations

